Exposition du 5 au 20 juin 2026
Mathias Kiss
Artiste plasticien franco-hongrois, Mathias Kiss bouscule les frontières entre artisanat et art contemporain et mène un travail de déconstruction des normes du classicisme.
Formé à la restauration de monuments historiques, à la peinture et à l’ornementation, sa pratique est empreinte de connaissances profondes des savoir-faire traditionnels et des codes du décor.
Le miroir, l’angle et l’ornementation sont des motifs récurrents et présents depuis longtemps dans son travail. « Je n’ai jamais vraiment séparé l’art, l’artisanat, le décor, le design ou l’architecture » explique-t-il. Il joue sur cette transversalité, cette continuité ou le geste, la matière et le sens s’entremêlent.
Mathias Kiss qualifie sa démarche d’« ornementation brutaliste », résumant la tension au cœur de son œuvre, s’agissant de faire dialoguer la rigueur architecturale et la radicalité de la transformation, la mémoire des styles classiques et leurs fragmentations. Il éprouve le besoin de s’« affranchir des diktats techniques et esthétiques ».
Sa démarche transforme les codes classiques en installations immersives, où miroir, pixel et lumière deviennent des matières architecturales. Les surfaces se fragmentent, les reflets se multiplient, les angles se décalent. L’espace n’est plus simplement représenté, il est déplacé, troublé, questionné.
A l’occasion de la Nuit Blanche 2026, placée sous le signe de l’Amour, il investira du 6 au 14 juin le Petit Palais, avec son installation monumentale « Liquid Mirror », une œuvre en bois et mosaïque de miroirs. En dialogue avec l’architecture du lieu, cette installation capturera le présent et intégrera les visiteurs dans une expérience visuelle et immersive.