Salvador Dalí, Oeuvres sur papier 1931 - 1981

Salvador Dalí
30/11/2012 - 23/02/2013

Dossier de presse

Communiqué de presse

Si tout grand œuvre éclipse souvent le créateur, la personnalité de certains artistes est si prégnante qu’elle en infléchit notre regard. Chez Dalí œuvre et vie sont intrinsèquement liés, au point que son existence est une stylisation qui prolonge et intensifie tout ce qui est en germe dans sa création. Son champ d’expérimentation ne peut dès lors se réduire au support — le geste artistique, l’affirmation de son esthétique débordent l’œuvre.

«… Je suis mal connu, très mal connu. On ne parle toujours que de mes excentricités et de ma peinture c’est à dire de la part la moins importante de mes activités et de mon œuvre. Avant tout, je suis critique d’art, je suis le plus génial visionnaire du monde artistique. Le seul capable d’opérer la synthèse des idées et des forces. Je suis le Bonaparte de la révolution qui s’achève. » *

Tout au long de sa carrière, sans hiérarchie, Dalí aura entremêlé l’exercice du dessin, de l’aquarelle, de la peinture. Ses techniques et supports sont à entendre dans un rapport de conciliation et de prolifération­ — rêve et imaginaire, religion et mythologie, sensualité et féminité sont autant de thèmes que l’on retrouve dans ses œuvres sur papier et sur toile.

Notre exposition offre à voir une cinquantaine d’œuvres sur papier réalisées entre 1931 et 1981. Au fil de ce long cheminement, à travers temps et style, resurgit tout l’imaginaire de l’homme avec ses obsessions, ses fantasmes, ses traits de génie particulièrement dans : Personnage avec béquille (1938-1939), Homme sauvage (1939-1942), Composition au cygne et à l'éléphant (1947), Machine à coudre aux parapluies (1951), Les tiroirs (1951), Sancho Panza (1968) … Cet ensemble complexe d’études préliminaires, esquisses et dessins, est présenté dans un souci d’accumulation et de pluralité, laissant transparaître chaque fois l’anarchie créatrice d’une œuvre aux orientations multiples.


*(Salvador Dalí répondait à André Parinaud pour l’hebdomadaire Arts, no 566, 2-8 mai 1956)